Le mandat du 5 décembre : ni amendable, ni négociable, retrait pur et simple du projet Macron/Delevoye !

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Le mandat du 5 décembre :
« ni amendable, ni négociable, retrait pur et simple du projet Macron Delevoye »

Le 5 décembre des millions ont fait grève et ont manifesté. A Paris et dans toutes les villes du pays, une seule et même exigence « le retrait pur et simple du projet Macron Delevoye ». Rappelons que le 5 décembre près de 85% des professeurs des écoles du Val-de-Marne étaient en grève pour le retrait du projet Macron Delevoye (au moins 325 écoles fermées). Dans la quasi-totalité des 19 assemblées générales organisées par les syndicats du département SNUDI-FO SNUipp SUD et CGT, a été adopté par les collègues de « Poursuivre la grève jusqu’au retrait ». De nombreux enseignants ont manifesté vendredi 6 après-midi à Créteil à l’appel des UD CGT, FO, de Solidaires, de la FSU et de l’UNEF du Val-de-Marne « pour construire le rapport de force indispensable afin d’obtenir le retrait du projet Macron Delevoye ».

Que répond le gouvernement à l’exigence du retrait ?

Edouard Philippe affirme que « la mise en place d’un système universel de retraites implique la disparition des régimes spéciaux ». « Nous trouverons le bon point d’équilibre qui permettra à la fois de rassurer les personnels sur leur avenir, sans renoncer à la volonté très ferme qui est la nôtre (…) de mettre en place ce système universel ».
Et en parlant des enseignants, l’enfumage continue : « Il est vrai que l’application absurde des nouvelles règles les pénaliserait » « (…) le système universel n’est pas la baisse des pensions des enseignants. Au contraire, c’est la revalorisation progressive de leur traitement de façon à ce que leur pension, leur pouvoir d’achat au moment des retraites ne baisse pas. »

Le Journal du dimanche, paru le 9 décembre, rappelle que « jeudi, Gérald Darmanin, le ministre des Comptes publics, évoquait sur France 2 un montant de 400 à 500 millions d’euros pour compenser la baisse des retraites. » « Et vendredi sur BFM, son collègue de l’Éducation précisait que cela passerait par une hausse des primes et des salaires … dans des proportions qui restent à définir. » 400 à 500 millions d’euros c’est 30 euros nets par mois, cela ne permet absolument pas de maintenir le montant de nos pensions !

D’ailleurs le 12 octobre, à Rodez, Macron reconnaissait que les enseignants seront lésés avec cette réforme et indiquait : « Quand on parle de l’Éducation Nationale dans notre pays, on parle d’un million de fonctionnaires, […]. Si je voulais revaloriser, c’est 10 milliards. On ne peut pas mettre 10 milliards demain, c’est vos impôts. »

Pour le gouvernement, qui est fortement ébranlé par l’ampleur de la grève et des manifestations qui ont débuté le 5 décembre, il s’agit clairement par des gesticulations et l’enfumage, de mettre en place la contre-réforme en ressortant « la clause du grand-père » ou encore en organisant des discussions sur les traitements des enseignants (pour « limiter les pertes sur les pensions »).

Plus que jamais il est déterminant de dresser, dans l’unité, le mandat du 5/12 : Ni amendable ni négociable, retrait pur et simple du projet Macron Delevoye !

Dans un communiqué, l’intersyndicale nationale CGT, FO, CFE-CGC, Solidaires, FSU, MNL, UNL, Unef, réunie le 6 décembre au matin « se félicite de l’ampleur des mobilisations par la grève lancée ce 5 décembre (…). Les organisations syndicales réaffirment leur refus d’un système par points, dit universel (…). » Elles « appellent à renforcer et élargir encore la mobilisation par la grève et la reconduction de celle-ci là où les salarié-e-s le décident dès ce vendredi, ce week-end et lundi. Dans ce cadre, elles donnent rendez-vous le mardi 10 décembre pour une journée massive de grève et de manifestations interprofessionnelles et intergénérationnelles. »

Le gouvernement est ébranlé par l’ampleur de la grève engagée depuis le 5 décembre. C’est maintenant que tout doit être fait pour le contraindre à céder et à retirer son projet de retraite par points.

Le SNUDI-FO 94 invite les collègues à poursuivre la grève pour gagner le retrait du projet Macron Delevoye et à participer à la manifestation mardi 10 décembre à 14h Invalides en direction de Denfert-Rochereau.
(Possibilité de réserver des places dans les bus spécialement affrétés par l’Union Départementale FO au départ de la Maison des syndicats à Créteil)

Sont d’ores et déjà organisées les assemblées générales et réunions suivantes (liste non limitative) avec les organisations syndicales du premier degré SNUDI-FO, SNUipp, SUD et CGT :
– Vitry maternelle Casanova AG lundi 9 à 9h30
– Ivry lundi 9 à 14h salle 5 espace Robespierre
– Choisy : maternelle Paul Langevin lundi 9 à midi
– Maisons-Alfort : élémentaire Condorcet lundi 9 à 18h
– Fontenay : lundi 9 bourse du travail interpro à 9h et AG 1er degré à 11h45
– Cachan : mardi 10 AG L’Hay-Cachan à 10h maternelle Belle Image
– Villejuif : mardi 10 à 9h30 élémentaire Joliot Curie
– Chevilly : mardi 10 AG avec les territoriaux (lieu non encore connu)
– Boissy-Limeil… : mardi 10 AG à 10h maternelle Dunois à Boissy
– Champigny : interpro mardi 10 maison des syndicats de Champigny

Créteil le 8 décembre

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